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Presse : Une amérindienne chez les Vikings Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Turiawenn, le 03-05-2011
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Des chercheurs espagnols ont récemment démontré la présence de gènes de natifs américains en Europe, 500 ans avant que Christophe Colomb débarque aux Antilles et ramène une poignée d’Amérindiens avec lui. D’après ces recherches, le patrimoine génétique d’une famille islandaise descendrait d’un ancêtre amérindien, ramené en Europe par ces mêmes Vikings, qui atteignirent les côtes du Canada et du Groenland. L’ADN de 80 Islandais comporte les mêmes traces.

L’Islande possède un des « cartes » génétiques les plus stables du monde. Pour expliquer cette évolution, la première théorie avancée fut celle d’immigrants venus d’Asie, théorie invalidée par le fait que les premiers immigrants asiatiques arrivèrent en Islande au XVIIIe siècle seulement. L’Islande étant isolée, l’hypothèse la plus plausible serait celle de gènes correspondant à une femme amérindienne, enlevée par les Vikings autour de l’an mil. Ayant survécu à sa capture et à la traversée, elle enfanta sur les terres islandaises. Les Vikings, en plus d’être excellents guerriers et navigateurs, étaient aussi commerçants, et marchands d’esclaves. Leurs raids sur les îles britanniques, et sur les terres russes, renflouèrent leurs finances, pas seulement par le pillage, mais aussi par ce commerce des esclaves, achetés sur des marché comme ceux de Constantinople. On sait notamment qu’ils ramenèrent beaucoup de captives des îles britanniques (Ecosse, Irlande…).

Les sagas nordiques suggéraient l’arrivée des Vikings outre-atlantique, comme Erik le Rouge, et ce bien avant l’arrivée des Espagnols au XVe siècle.

Un campement viking retrouvé à L’Anse aux Meadows, sur la côte est du Canada, daterait du XIe siècle, mais d’autres, du même type, furent découvert au Groenland, où faisaient escale les navigateurs islandais avant de pousser plus loin leurs navires. Les Vikings donnèrent à cette terre inconnue le nom de Vinland.

Comment sait-on que cet amérindien était une femme ? Les mitochondries contenues dans l’ADN  ne se transmettent que par les gamètes femelles, les ovules. On retrouve cette séquence ADN de type amérindien chez 4 ancêtres à l’origine des familles étudiées. Ces 4 personnes  avaient bien un ancêtre en commun. Après l’arrivée de cette femme, un millénaire, soit 40 générations, se sont succédés, et à chaque génération une fille au moins à survécu jusqu’à l’âge d’enfanter à son tour. Si aucune femme n’avait survécu, l’ADN se serait perdu. Il y a par contre très peu de chances que cette lignée se soit répandue en Europe continentale.

 

Source : Histoire et Images médiévales n°36, février – mars 2011, rubrique A suivre dans les Actualités.


Dernière mise à jour: 03-05-2011

Publié dans : Nos Articles, Archéologie

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