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Presse (2 articles) : découvertes en Bulgarie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Halfdan, le 08-11-2012
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LA DOYENNE DE L'EUROPE

 

Une ville préhistorique, peut-être la plus vieille d'Europe, a été découverte en Bulgarie.

Des archéologues ont découvert dans l'est de la Bulgarie une ville préhistorique susceptible d'être la plus vieille d'Europe, fondée autour d'une exploitation de sel, qui pourrait expliquer aussi l'origine d'autres richesses mises au jour dans la région.

 
Il s'agit de la plus ancienne ville préhistorique. Nous ne parlons pas de ville dans le sens des cités-États grecques, des villes romaines ou médiévales, mais de ce que fut, pour les archéologues, une ville au cinquième millénaire avant Jésus-Christ», déclare le chef de l'expédition, Vassil Nikolov. Les archéologues ont ainsi découvert des ruines de maisons à deux étages, de sanctuaires et d'un portail, ainsi que de bastions et de trois murailles. Ces vestiges datés au carbone 14 appartiennent à l'époque du chalcolithique moyen et tardif, soit entre l'an 4700 et 4200 avant J.-C.
 
Une petite nécropole, qui doit encore être étudiée de près, a aussi été mise au jour cette année. Ces découvertes sont «extrêmement intéressantes», commente l'archéologue Krum Bachvarov, de l'Institut national d'archéologie, en particulier les différentes positions des corps et des objets découverts dans les tombes, qui diffèrent des autres tombes datant du néolithique mises au jour en Bulgarie.
 
Les fouilles, menées par une équipe d'experts bulgares, ont commencé en 2005 sur le site Provadia-Solnitsata. Les archéologues se sont rendu compte seulement récemment que la localité fortifiée d'environ 350 habitants, centre religieux et de commerce, répondait aux critères de ville préhistorique. «C'est un site merveilleux... Il y a du travail pour plusieurs générations d'archéologues», souligne Vassil Nikolov, se plaignant au passage d'une pénurie chronique de financement public qu'il dit compenser par des dons privés.
 

 «Le sel aussi précieux que l'or»
 
Les résultats sont analysés par un anthropologue britannique, un expert japonais en céramique et une équipe allemande chargée de dater les trouvailles. «À une époque où l'homme ne connaissait ni la roue ni la charrette, ces gens traînaient d'immenses pierres et construisaient des murailles massives! Pourquoi? Qu'y avait-il à cacher? Du sel!», déclare tout de go Vassil Nikolov.
 
Provadia-Solnitsata devint ce qu'elle était grâce aux énormes dépôts de sel dans la région située près de la mer Noire – les plus larges des Balkans et les seuls dont l'exploitation remonte au 6e millénaire av.
 
J.-C., détaille l'expert. «Il s'agit de la première fois que des archéologues découvrent des traces de production de sel à une époque aussi reculée en Europe du Sud-Est et en Anatolie occidentale (...) et qu'ils réussissent à le prouver par des données scientifiques et archéologiques», précise-t-il.
 
Si des mines de sel existent encore de nos jours, leur valeur était alors tout autre. «Le sel était une marchandise extrêmement précieuse car il était à la fois nécessaire dans la vie quotidienne et constituait un produit d'échange, une sorte de devise, entre le sixième millénaire et le sixième centenaire av. J.-C.», explique Vassil Nikolov. Le début de l'extraction de sel à cet endroit commença vers l'an 5500 av. J.-C. quand les gens commencèrent à faire bouillir dans des fourneaux de l'eau des sources salées.
 
La production de sel fut transférée à l'extérieur de la localité vers la fin du sixième millénaire, ce qui permit d'augmenter la productivité. «Si vers 5500 av. J.-C., une fournée à Provadia-Solnitsata donnait 25-30 kilogrammes de sel sec, vers 4700-4500 av. J.-C. le rendement d'une fournée atteignait déjà 4 000-5000 kg. À une époque où le sel était aussi précieux que l'or, vous pouvez imaginer ce que cela voulait dire», détaille-t-il.
 
Le commerce du sel dota les habitants de la ville d'un énorme pouvoir économique, ce qui pourrait expliquer l'existence de trésors en or de 4300 av. J.-C. trouvés en 1972 dans une nécropole près de la ville voisine de Varna, selon Vassil Nikolov. «Le trésor de Varna» de 6,5 kg, contenant plus de 3 000 bijoux et d'objets religieux, est reconnu comme le plus ancien or travaillé du monde. Cette découverte avait soulevé des questions sur les anciennes civilisations ayant habité le territoire de la Bulgarie avant les Thraces et sur le fait de savoir comment une région agricole pauvre pouvait receler de telles richesses.
 
 
Par Nicte Mazariegos, le 31 octobre 2012.
 

 

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UN FABULEUX TRESOR DECOUVERT EN BULGARIE

 

Un coffret en bois contenant des bijoux vieux de plus de 2300 ans a été exhumé dans le nord-est du pays.

 

Un coffret contenant des objets en or daté de la fin du IVe ou du début du IIIe siècle avant Jésus-Christ a été découvert dans le nord-est de la Bulgarie, a annoncé aujourd'hui la chef de l'expédition archéologique Diana Guergova. "Un coffret en bois découvert dans une couche supérieure du tumulus d'Omourtag (dans le nord-est de la Bulgarie) contient des os brûlés et des offrandes exquises en or qui avaient été enveloppés dans un tissu à fils d'or", a-t-elle expliqué.

Un diadème orné de têtes de lion et d'animaux fantastiques, des bracelets, une bague portant un relief d'Éros, le dieu grec de l'amour et de la puissance créatrice, et des parures de rênes de cheval font partie de ce trésor des Gètes, une tribu thrace qui a habité le sud-est de l'Europe du 2e millénaire avant J.-C. au 3e siècle après J.-C., a ajouté la chef de l'expédition.

 

Splendeur

"Le trésor se trouve dans le tumulus le plus haut, marquant l'apogée de la culture des Gètes", qui vivaient des deux côtés du Danube. Ce tumulus fait partie de la même nécropole abritant le tombeau de Svechtari (nord-est) du 3e siècle avant J.-C. découvert en 1982, qui figure au patrimoine mondial de l'Unesco. Diana Guergova avait déjà découvert dans ce même tumulus entre 1992 et 1996 un tombeau à colonnes doriennes, ou encore le squelette d'un cheval enterré dans le cadre de funérailles gètes. Ses fouilles ont cependant été interrompues à cause d'un manque de fonds.

L'archéologue est persuadée qu'un tombeau de roi thrace sera découvert dans ce tumulus lors de prochaines recherches. "Notre trouvaille illustre la splendeur de ce site des Gètes, une tribu qui, avec ses idées d'immortalité de l'âme, a influencé des tribus ouest-européennes comme les Celtes". Des tribus celtes ont laissé des traces de leur passage dans le sud-est de l'Europe, notamment des objets en céramique, a précisé Diana Guergova.

 

Par l'AFP, le 8 novembre 2012.

Source : http://www.lepoint.fr/monde/un-fabuleux-tresor-en-or-decouvert-en-bulgarie-08-11-2012-1526678_24.php


Dernière mise à jour: 14-11-2012

Publié dans : Nos Articles, Archéologie

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